Aller au contenu principal

Terrasse bois à Tours : platelage et dalles sur plots réglables

Une terrasse bois posée au sol et une terrasse bois posée sur une toiture sont deux ouvrages différents. La première repose sur un support qui pardonne ; la seconde repose sur une étanchéité qu’il ne faut jamais traverser, et c’est ce détail qui commande toute la conception : plots réglables, lambourdes désolidarisées, aucune fixation mécanique dans le support.

Nous concevons et posons des platelages bois et composite, des dalles sur plots, et nous reprenons les terrasses existantes dont la structure a bougé — lambourdes affaissées, vis qui ressortent, lames qui tuilent. Sur les balcons et coursives d’immeuble, l’intervention se pense toujours avec l’étanchéité qui se trouve dessous.

Le secteur couvert est celui de Tours et des communes voisines : Saint-Avertin, Joué-lès-Tours, Chambray-lès-Tours, Fondettes, La Riche, Saint-Pierre-des-Corps.

Vue drone d'une toiture-terrasse au-dessus d'un garage.

Nos prestations terrasse

Platelage bois sur plots réglables

Lambourdes portées par des plots à hauteur réglable, sans ancrage dans le support. La pente du support se rattrape par le réglage, l’eau continue de s’écouler librement en dessous, et le platelage reste démontable panneau par panneau pour l’entretien.

Dalles sur plots

Dalles béton, pierre reconstituée ou grès cérame posées sur plots à croisillons. Solution privilégiée sur toiture-terrasse accessible : elle sert de protection lourde à l’étanchéité, se démonte localement et supporte les charges d’exploitation courantes.

Terrasse sur étanchéité existante

Avant toute pose, relevé du support : état de la membrane, hauteur disponible sous seuil, hauteur du relevé d’acrotère et position des évacuations. Une terrasse mal conçue transforme une étanchéité saine en source d’infiltration au bout de deux hivers.

Reprise de terrasse existante

Dépose du platelage, contrôle et remplacement du lambourdage, reprise du calage et des désolidarisations, revissage en inox A2 ou A4 selon l’exposition, nettoyage complet du support et dégagement des évacuations avant repose.

Sur une toiture, une terrasse ne se visse jamais dans l’étanchéité

C’est la règle qui gouverne tout le reste. Chaque vis traversant une membrane crée un point d’entrée que rien ne referme durablement, et un platelage compte plusieurs centaines de fixations. Le platelage doit donc reposer, pas être ancré : lambourdes posées sur plots réglables, calées par gravité, avec des cales de désolidarisation qui empêchent le contact direct bois-membrane et le poinçonnement sous charge. Le second point est le maintien des écoulements. Un platelage ne doit jamais barrer le chemin de l’eau vers les entrées d’eaux pluviales, et celles-ci doivent rester accessibles pour le curage : une trappe ou un panneau démontable au-dessus de chaque évacuation, ce qui suppose de les repérer avant de dessiner le calepinage plutôt qu’après. Le troisième point est la hauteur. Ajouter un platelage relève le niveau fini de la terrasse et réduit d’autant la hauteur utile du relevé d’acrotère, qui doit rester d’au moins 15 cm au-dessus de ce niveau. Sur les terrasses d’immeuble déjà courtes en relevé, c’est ce calcul qui détermine l’épaisseur maximale de la structure, avant même le choix des lames.

Grand toit plat d'immeuble entièrement recouvert d'une membrane bitumineuse gris ardoise fraîchement posée : souches maçonnées peintes en gris.

Bois, composite ou dalle : ce qui vieillit et comment

Un bois résineux traité classe 4 est le choix d’entrée : il tient l’humidité permanente, coûte peu, mais grise vite et demande un dégrisage puis un saturateur tous les ans ou deux si vous tenez à sa teinte. Le douglas offre une durabilité naturelle supérieure sur son duramen et un aspect plus stable, à condition d’accepter le même entretien de finition. Les bois exotiques denses se passent de traitement et prennent un gris argenté uniforme, mais leur dureté impose un pré-perçage systématique et un lambourdage plus serré. Le composite ne demande qu’un lavage annuel et ne gondole pas, en revanche il chauffe fortement au soleil, dilate davantage et exige un entraxe de lambourdes réduit ainsi que des jeux de dilatation respectés en bout de lame. Les dalles sur plots, elles, ne vieillissent pratiquement pas : c’est le plot et le calage qui bougent, et une dalle qui bascule se remet à niveau en quelques minutes. Dans tous les cas, la visserie inox et la ventilation sous platelage comptent davantage pour la durée de vie que l’essence choisie.

Vue plongeante sur les toits d'un quartier ancien de Cracovie : deux couvreurs posent une couverture en tuiles métalliques anthracite sur un versant.

Seuils de baie et platines de garde-corps : deux points à régler avant la pose

Au droit d’une porte-fenêtre, le NF DTU 43.1 admet de ramener le relevé à 5 cm au lieu des 15 cm courants, à condition qu’un caniveau soit disposé devant le seuil sur toute sa largeur. Encore faut-il qu’il évacue : raccordé à une descente qui lui est propre, pas à un simple écoulement de surface qui le laisse plein dès que la partie courante charge. Quand le seuil arrive au ras du sol fini — le cas dès qu’un ressaut limité à 2 cm est exigé pour le franchissement — cette tolérance ne suffit plus, et la profondeur du caniveau doit être prise sur le support, avant la pose, jamais rattrapée sur l’épaisseur du platelage. Le garde-corps, lui, est le seul équipement de la terrasse qui doive reprendre un effort horizontal, et c’est justement celui qu’on ne peut pas cheviller dans le complexe. Trois montages répondent : fixation en applique sur la face extérieure de l’acrotère, potelets scellés dans des massifs solidaires du gros œuvre avec le relevé remonté sur le massif, ou garde-corps autoportant lesté posé sur la protection. Vérifiez enfin que la surélévation retenue laisse au garde-corps son mètre réglementaire, mesuré depuis le niveau de circulation fini.

Gros plan sur un couvreur (gants rouges.

Complexes et supports

Matériau Durée de vie Entretien Prix indicatif
Pin sylvestre traité classe 4 10 à 15 ans Dégrisage puis saturateur tous les 1 à 2 ans 40 à 70 €/m² de lames (fourchette de marché indicative)
Douglas 15 à 25 ans Saturateur tous les 2 ans si la teinte doit être conservée 50 à 95 €/m² de lames (indicatif)
Bois exotique dense 25 à 40 ans Aucun traitement obligatoire, gris argenté naturel accepté Sur devis
Lame composite 20 à 30 ans Lavage annuel, aucune finition à repasser 90 à 240 €/m² de lames (indicatif)
Dalle sur plots (béton, grès cérame) 30 ans et plus Contrôle des plots, remise à niveau ponctuelle, démoussage Sur devis

Ordres de grandeur du marché. Seul un relevé sur site permet un chiffrage ferme.

Maintenance et durée de vie du complexe

  • Un lavage annuel à la brosse et à l’eau claire, jamais au nettoyeur haute pression qui ouvre les fibres du bois
  • Contrôle des vis en début de saison : une vis qui ressort signale une lambourde qui travaille ou un plot qui s’est déréglé
  • Dégagement des feuilles accumulées sous le platelage, qui retiennent l’humidité contre le support et bouchent les évacuations
  • Vérification des évacuations d’eaux pluviales sous trappe deux fois par an
  • Sur composite, respect des jeux de dilatation en bout de lame : une lame bloquée en about se déforme au premier été

Prix & devis

Chaque chantier est différent : le prix d'une intervention terrasse dépend surtout de :

  • La pose elle-même, comptée séparément de la fourniture, généralement 30 à 60 €/m² sur le marché français
  • La structure : nombre de plots, entraxe des lambourdes imposé par l’essence et l’épaisseur des lames, et importance du rattrapage de pente
  • La géométrie de la terrasse : découpes, angles, trappes d’accès aux évacuations et habillages de rives font l’essentiel du temps passé
  • La présence d’une étanchéité sous l’ouvrage, qui impose la désolidarisation et interdit toute fixation traversante
  • L’accès et le portage des matériaux, déterminant en étage sans monte-charge
  • Le taux de TVA : 10 % sur une terrasse en toiture ou un balcon d’un logement de plus de deux ans, 20 % sur un aménagement extérieur détaché du bâti

Le chiffrage suit le relevé du support : nature du plancher, pentes, état de l'existant.

Ce que les clients demandent le plus — Terrasse

Peut-on poser une terrasse bois sur un toit plat ?

Oui, à condition que l’étanchéité soit saine, que la structure porte la charge ajoutée et que rien ne traverse la membrane. La pose se fait sur plots réglables avec cales de désolidarisation, en ménageant des trappes au-dessus des entrées d’eaux pluviales. Il faut aussi vérifier que la hauteur du relevé d’acrotère reste d’au moins 15 cm au-dessus du niveau fini une fois le platelage posé.

Faut-il une déclaration préalable pour une terrasse ?

Une terrasse de plain-pied, non couverte et non surélevée, échappe en général à toute formalité. Dès qu’elle est surélevée de manière significative, couverte, ou qu’elle crée de la surface de plancher, une déclaration préalable devient nécessaire. Sur un immeuble en copropriété, une autorisation d’assemblée générale s’ajoute presque toujours, puisque la terrasse touche à un élément d’étanchéité qui relève des parties communes.

Quel écart entre les lambourdes ?

L’entraxe dépend de l’épaisseur et de l’essence de la lame : couramment 40 à 50 cm pour une lame bois de 21 à 27 mm, et nettement moins pour du composite, souvent 30 à 40 cm selon le fabricant. Un entraxe trop large se voit tout de suite : la lame fléchit sous le pas et finit par tuiler. Le NF DTU 51.4 encadre ces dispositions pour les platelages extérieurs en bois.

Le composite est-il vraiment sans entretien ?

Sans finition à repasser, oui ; sans entretien, non. Il se lave une fois par an, il marque sur les taches grasses et il chauffe beaucoup plus qu’un bois clair en plein soleil. Sa vraie contrainte est mécanique : la dilatation thermique impose des jeux en bout de lame et un lambourdage plus serré. Ces jeux non respectés à la pose sont la première cause de déformation constatée.

Ma terrasse existante bouge : faut-il tout refaire ?

Rarement. Dans la majorité des cas, les lames sont encore bonnes et c’est la structure qui a lâché : plots déréglés, lambourdes en contact direct avec un support humide, visserie inadaptée. Une dépose soignée, un contrôle du lambourdage, une reprise du calage et une repose avec de l’inox suffisent souvent, pour une fraction du prix d’une terrasse neuve.

CLIENT_H2_DEVIS

CLIENT_SUB_DEVIS